dimanche 8 juillet 2012

Et le voyage est fini... ?

Comme tout peut parfois manquer de poésie...
C'est comme toutes ces chansons, depuis tant de temps,
Qui commence par "Je pousse la porte, dehors il fait gris..."
C'est vrai, dehors il fait gris.
Il pleut.
Il fait froid.
Mais faisant ça, j'ai l'impression de peindre un tableau gris...
... en gris.

C'est dingue comme on manque de poésie,
De magie, et d'envie.
Une envie dévorante de profit. "J'ai pas assez, il m'en faut plus..."
Plus pour m'acheter ce dont j'ai besoin.
Une envie dévorante, oui. Dévorés que nous sommes.
Non, je n'ai pas de problèmes avec votre argent.
J'ai peut-être un problème poétique...

A fleur de peau,
Ces mots pour parler de vos maux,
Qui, je le sais, ne peuvent pourtant être les points de sutures
A vos blessures.
Qui, non traitées, nous auront tous à l'usure.

A fleur de peau,
La peau sur les eaux, les yeux sur le feu,
Entre deux coups d'éclats d'argent,
Je n'irai pas troquer mes projets en bois
Contre n'importe quel lingot d'or.
Vivre hors des logos, c'est un trésor.

A fleur de peau, 
Si c'est réellement un luxe
Que d'apprécier l'amour, comme l'eau fraiche,
Cette idéal de bobo, 
Quedal, nous sommes tous fait de bobos,
Ces projets ne sont ni exclusifs, ni inclusifs. 
A toi de savoir trouver l'équilibre
Entre ce que tient la droite, ta singularité,
Et ce que tient la gauche, notre unicité (...)

samedi 30 juin 2012

Re-venir, reve-nir ...

Ca y est, tu es là, un temps précis de ton existence,
Ta famille est devant toi, te regarde avec ces yeux des jours passés loin les uns des autres,
On se demande par après ce qu'on aurait pu dire, ce qu'on aurait dû dire... Je ne sais toujours pas.

Tu défais ton sac. Il y a quelque chose qui cloche. Certains objets ont l'air de ne pas avoir leur place ici, dans cette réalité-ci. Etrange...
 Je disais que finalement, c'est facile de revenir là où on est né, mais je dois dire que je n'en suis plus si sûr.
J'ai l'impression que tout est étrange, comme décalé. 
Finalement, il n'y a pas tant de différence entre ici et là-bas. Mais ce qui est perturbant, c'est ce point de chute où tout diffère, difficile pour l'instant de mettre le doigt dessus.

Non, je n'ai pas encore l'impression d'être revenu, pas tout à fait en tout cas (...)

dimanche 3 juin 2012

Il pleut sur Iguazu, en Argent-ine...

Je ne vous le dis qu'une fois,
C'était les chutes d'Iguazu sur terre,
Et les chutes du Niagara dans le ciel...

Ha tourisme, tourisme, et tourisme...
Drole d'alliage que de voir le fric s'allier à la nature (...)
En fait, je ne veux pas dire ici que je n'ai pas apprécié ma journée,
Et toutes ces facilités pour m'en faire profiter.
Mais j'ai aussi envie de dire que bien qu'en pleine nature toute la journée,
On pourrait bien avoir l'impression de ne jamais s'y connecter.
Bon d'accord, cela fait bien longtemps qu'on s'est déconnecté de notre Terre Mere, mais soit.

Du bus, au parterre fait de ciment, du ciment aux passerelles et escaliers,
La forêt si belle et si luxuriante soit-elle t'es toujours présentée derrière une barrière métallique,
Et le touriste est bien prié de ne pas sortir des sentiers de fer (faut dire que s'il en sortait, il la pourrirait, cette nature, non ?)...
On passe aussi de rivière, de ruisseau, au-dessus d'îles, sous des chutes, a cote de chutes, au-dessus des chutes. Comme une mauvaise métaphore de l'homme moderne qui contemple sa nature, qui la regarde de haut quelques instants pour s'en détourner, lui tourner le dos. Et ne plus y penser.
D'autres diraient ici : "Mais comment a-t-on pu tellement renier si pas oublier d'où on vient ?".
Moi, je n'en sais rien.
Et je me demande bien pourquoi...
Tous ces gens autour de nous, et même nous en quelque sorte, le portefeuille plein de feuilles,
Et la luxuriante chance de voyager, de barauder, de découvrir.
Qui rentre dans le "duty free shop" comme on gravit le Machu Pichu, comme on parcourt les déserts de Bolivie, comme on photographie l'eau d'Iguazu.
Je me demande bien quel est la direction profonde de ce matérialisme religieux qui matérialise justement jusqu'à la nature, sa beauté, son accès, ses points de vue.

Une nouvelle fois, je rappelle que ce n'est que mon point de vue. Mais je n'ai pas vu (heureusement ou malheureusement) plus de gens souriants dans ce "duty free shop" que dans le Parque Nacional de Iguazu". Peut-être seulement oui lors des quelques photos souvenirs, où de nos jours on peut peut-être se demander si les albums photos servent à se souvenir des lieux où on a été, des personnes qu'on a été ou que l'on pense que l'on a été... pour se rappeler ce qu'est sourire.
Des albums souvenirs, pour se souvenir d'un autre avenir ?

C'est sûr, sans mépris j'essaie, sans cris je le jure, moi j'aspire à un autre à venir,
Et je voudrais vraiment, vraiment voir plus souvent le sourire que j'ai arboré dans ce parc,
Main dans la main, avec celle qui m'accompagne, qui me fait sourire, qui me fait rire.
A deux, c'est mieux ?
A deux, il y a plus que tout seul... Deux, c'est un début pour être heureux (...)



mardi 3 avril 2012

Le machu Picchu ? Fais pas l'inka-pable...

Machu Pichu ? A tes souhaits.

Bon, d'accord, j'aurais pu intituler cet article "Le machu picchu ? Fais comme la STIB, vas-y a pied...",
Mais ca aurait senti la redite... Et bon, je veux pas creer de problemes. Bref.

Haha, je me souviens encore de ma petite gueule, enfin plutot de ma grande gueule, disant "non, non, je ne pense pas aller au Machu Picchu" (petit intermediaire : si vous en avez marre de prononcer Machou Picchou, prononcez le comme moi en Machupichu... vous verrez, ca varie les plaisirs).
Bref, je m'evergognais a defendre l'idee qu'un touriste ou un mochillero au Perou ne passe pas fizdo au Machupichu, je disais "non, je n'irai pas... trop touristique... trop cher...".

Mais un touriste, enfin un voyageur (mon orgueil, snirf, en prend un trop grand coup), au Perú, c'est un peu comme un clou qui viendrait se placer entre un marteau et une planche : "PAF, va au Machu Picchu, PAF, va au machupichu, PAF, va au machupichu. Et comme le clou finit par rentrer dans la planche, le voyageur finit par y aller...
Franchement, pas mal l'excuse metaphorique ?
Quoique, pour nous, je pense que ce sont les personnes rencontrees les deux semaines dernieres qui nous ont encourages a nous y rendre pour de vrai.

Mais sauvons ce qui peut l'etre. On allait tout de meme pas prendre le train. Cher et n'appartenant pas au Perú, pourtant le seul moyen d'arriver au pied du Machupichu (...) Alors, prends tes pieds a bras le corps, et marche.
C'est en fait tres simple, et cela n'a rien d'heroique. En gros, pour y aller, debrouilles-toi pour te rendre jusqu'a Ollantaytambo. Tu peux meme passer par la vallee sacree, Pisaq, Urubamba et autres... En tout cas, prends collectivos, combis ou autre taxis, c'est plus gai. Et tu te sens la où tu es : ici. A Ollantaytambo, trouve un collectivo jusqu'au kilometre 82 et puis, tu marches. Tu marches en suivant les rails. Tu salues poliment tous les touristes dans les trains qui tentent tant mal que bien de t'ecraser, voire de d'abord te rendre sourd, et encrasser tes poumons de leur odeur magnifique. Heureusement, la magnificience des decors et des paysages que tu traverses sont bien plus convaincant pour ton petit coeur que ces gros poids lourds sur rail qui veulent te gacher les idees.
A Aguas Calientes ou Machu Pichu Pueblo, tu prends un cafe. Tu l'as bien merite. Et meme s'il pleut, plante ta tente au Camping.
Le lendemain, tu marches encore. Pour monter au Machupichu, bon. L'idee, c'est quand meme que c'est en haut. Donc ca grimpe sec. Alors accroches-toi. Et ne te demandes pas a chaque marche de l'escalier : "pourquoi ?". Fais-le. Les questions apres-
Arrives en haut, tu te dis comme tout le monde : "Waw, putain, merde, ca en vaut la peine, crevin'nomdidju, m'oufti dis donc, quee c'est pas mal foutu..." Et puis quand tu auras fait comme tout le monde, tu poseras le regard au loin, et la, ton coeur et ton esprit, comme le soleil et l'horizon ne font qu'un au loin sur l'ocean, s'arreteront et s'unieront. Dans un long souffle, un petit apaisement, tu te sentiras vivant. Peut-etre meme comme je l'ai ete, avec Elle, main dans la main, tu seras heureux un instant.

Bref, je m'évade.
La-haut, tu peux meme aller plus haut. Alors, en route, une mini-heure de pause, tes mollets te demandant deja si t'es pas completement cinglé alors tu les mets en veille... Direction le Wayna ? Non, non, non. On va pas faire ce que tout le monde fait (mais non, vous me croyez encore?). Alors on monte de l'autre cote, c'est plus long, c'est plus haut ; le mont Machu Pichu. Monter devient ton présent, d'ailleurs tu remarqueras que monter en espagnol se traduit "subir", bon... pas besoin d'en faire des tonnes.
Arrives pour la deuxieme fois en haut, tu t'assieds. Une vue a 360 degres que tu n'auras peut-etre plus jamais, que je n'avais jamais eu. La brume t'importe peu, tu te sens toi sur le toit. Et assis, debout, penché, cherchant sans trouver, tu seras bien. Si tu sais l'apprécier (...)

Et puis, tu finiras par descendre, descendre dans la masse des touristes qui parcourent le site, aux armees d'appareil photos qui denaturent la nature ? Je ne sais pas. Finalement, tu ne traineras pas tellement sur le site, tu feras le tour, pour voir, parce que cela vaut, maglré toi, la peine. Et tu finiras par sortir. Ne prends pas le bus. Surtout pas pour descendre. En plus, c'est trop cher. Certes, tes mollets et ton fessier (pourtant en béton armé) sont en train de réaliser la plus grosse grève de toute ta courte vie, mais à nouveau, comme nos meilleurs politiciens, tu feras la sourde oreille, sur que tes decisions sont les meilleures.
Donc tu descendras, marche par marche. Vers le bas. Et puis, en bas, tu t'offriras un jus de piña, et tu te diras que vraiment, 40-50euros pour voir ca, c'est vraiment pas cher, et puis tu te dis que si cet argent va au gouverment peruvien, alors pourquoi pas... enfin, tu te diras quelque chose comme ca.

Tu feras un dernier effort en reprenant ta route de forcenat sur les rails, toujours en longeant l'Urubamba Rio, jusqu'a l'hydroelectrica, avant finalement d'accepter de monter dans une voiture. Mais a nouveau, tu restes tres local, et tu sais ou ton argent finira. Si tu as de la chance de rencontrer Felix, offres lui s'il te plait une Cusqueña de ma part, je lui dois bien ca.


Ca y est, le Machupichu est derriere moi, alors qu'il n avait jamais vmt ete devant moi. Je ne sais pas si je conseillerais de le faire, mais comment le faire, je dirais : faites le comme ca ...

Parce que marcher, c'est avancer beaucoup plus vite,
Beaucoup plus vite en soi, vers soi, à soi,
Tu verras, fais-moi confiance,
Tu sauras peut-etre enfin où tu es,
Et meme si tu ne sauras toujours pas où tu vas,
Tu auras chaque pas, comme une nouvelle caresse,
Pour te rappeler comme les limites existent,
Comme la nature te surpasse,
Comme le chemin est long,
Comme tu es loin de chez toi,
Et comme toi, pauvre europeen, tu as de la chance...
Chaque pas est un cadeau,
Une inestimable offrande, pour t'ouvrir les yeux,
Sur les lieux que tu traverses, et les sourires que tu croisent,
Pour etre seul, avec toi,
Pour etre deux, avec Elle,
Pour porter au loin, une envie d'ailleurs chez toi.
Et si l'ailleurs etait en nous,
Cet ailleurs qui nous inspire, nous aspire...
Et si j'aspire a Toi, oui j'aspire a moi...
Avec, ojala que si, un peu plus d'humilité,
A chaque fois, a chaque pas (...)

lundi 12 mars 2012

Anecdotes...

Quand je me demande ce que je pourrais vous dire sur ce qu'il m'arrive,
J'ai directement une envie de fermer la fenetre internet, de me lever de la chaise,
Traverser la rue, et aller voir ailleurs...
J'aime pas trop ca. J aurais ecrit deja beaucoup plus ici, non ?

Pourtant... pourtant... Je ne sais pas, parfois je me force.
Parce que c'est vrai qu en traversant la rue, on risque de se faire renverser...
Ici, les choses sont differentes, c'est clair.
Hier, je me demandais ce que l'Homme avait vraiment en commun du Nord au Sud, de l'Est a l'Ouest...
Je regardais cette femme, avec son chapeau haut, son foulard de toutes les couleurs, sa petite taille, bien enrobee... Montant vers sa petite maison, en forme de demi-hutte, perchee a pres de 4000m d'altitude.

Je me demandais ce qu'on est vraiment,
Je m'imaginais Bruxelles, et l'Europe, avec toutes nos connaissances, nos medias, et notre facon de croire qu on est ouvert sur le monde. Mais finalement, qu est ce qu on sait les uns des autres ?
Deja, que savent les hommes sur les femmes ?
Les femmes, ici, ont quelque chose d'un courage et d une force inimaginable. Depuis les caraibes, je les vois assumer tellement de taches differentes... Enfin, c'est une longue histoire. Mais ce qui me frappe peut-etre, c'est cette presence feminine si importante pour ces pays (comme partout ...), et un machisme si present, etonnant ? Mais je ne crois pas que j ai bien compris ce qu il se passe... pas bien du tout meme...

Je me demande, pourquoi le tourisme ?
C est  beau, c est fort. Mais je n aime pas... Enfin, il y a quelque chose de genant. Surtout dans les lieux d'attractions, sur la cote ou a la montagne... ou tout a coup, les lieux sortent de leur contexte en quelque sorte. Surf, montagnes, equipement, agences, hotels, conforts... Je ne sais pas. On se sent comme des envahisseurs, ou des enfants de conquistadors qui posons les pieds sur les traces de nos aieux... C est un peu genant.
Et puis, on finit par comprendre qu'on l'est, gringo, malgre nous.

 Voila, la, je n ai deja plus envie.
Bien sur, j aurais pu vous parler des deserts peruviens, des Andes vertes d'Equateur, des gens rencontres, de s'etre perdu hier en excursion avec un pote Belge, des eclats de joie avec ce meme pote lorsqu'on a parie que le film dans le dernier bus serait avec J-C Van Damme, ce qui fut effectivement le cas (on a saute de joie, enfin plutot de rire, on aurait dit l ambiance d un match de foot a nos deux sieges... Bref...)...

J aurais pu... la prochaine fois... Promis, claro que si !

vendredi 24 février 2012

Commune hote et ...

Peut-être un peu trop silencieux ces dernieres semaines,
Mais pourtant, c'est bruyant en moi.
En quelque sorte, il y a encore quelques heures, j'étais pour un temps dans une communauté,
Là-haut, près de Quito, vers Malchingui,
Là-haut où je me demande encore si c'etait moi qui observait les Andes,
Ou les Andes qui m'observaient.
Peu importe.

À l'arrivée sur le perron,
Pour celui qui est assez observateur, il trouvera un écriteau de bienvenue disant :
"Otro mundo es possible",
Et calé derrière ; " Solidaridad, Autonomia, Libertad".
Oui, c'est peut-être ca la difference entre les pensées et les actes,
C'est voir que de notre société franchement pas brillante,
Il est possible de vivre le changement, de vivre les possibles,
Ce n'est pas comme toutes leurs conneries, dont on se gave allègrement à la t'es-laid-vision,
De droite ou de gauche,
De bobos, de youkous, d'alter, d'anti, de rebelles, de peaumés, de gocho bourgeois nihilistes fumeurs de pétards, et je ne sais quelle autre merde les hommes-pinguoin en costard parle de cet autre monde. Costard d'ailleurs derrière il cache leur propre médiocrité, ou cette même médiocrité dont ils bourrent leur porte-monnaie (...)

(paue, je m'excuse...)

Bref, il y a plusieurs pas, c'est sûr: 'Sont pas toujours très clairs, pas toujours les bons repères, mais quitte à ne pas perdre sa vie à la gagner, autant se tromper, mais pas sur ce chemin capitalo-néolibéralo-machin en perpétuelle crise financière.
Et dire que marché, c'est un beau mot pour désigner un lieu où les GENS se rencontrent pour ECHANGER, putain. Triste sort...

Mais ceci dit étant, je suis bien, je suis calme, mais là j'ai mon bus qui m'attend, enfin j'espère.
Oups aie aie courir avec 20 kilos sur le dos, vive le voyage. Bon en même temps, dimanche, c'est grimpette de 2 heures dans les montagnes avec ces memes 20 kilos, donc autant s'entrainer.

Ps. Maman, ne t'inquiète pas trop. Il y a rage et rage, et comme qui dirait B&B et K.A. ; sans Amour, y'a pas la rage, et je suis "lleno de Amorrrrrr".

Au bon plaisir,
Matteo

mardi 24 janvier 2012

Arc-en-ciel

A priori, un arc-en-ciel, ca ne m'enchante pas tellement,
Surement mon stupide esprit de contradiction,
Mais j'etais la a photographier le coucher de soleil,
Quand tout le monde regardait dans mon dos,
Et s'emervaillait, vraiment.
Thomas, sous la pluie, a photographier ces differentes couleurs,
Ana Maria, Ilena dans ses bras, le doigt pointe vers ce miracle de la nature,
Ricardo, qui me dit qu'il n'en a plus vu des comme ca depuis des annees,
Et qui me prend plus tard mon appareil photo pour montrer cela a un ami,
Et Itemar, revenu dans la nuit de Bogota, qui regrette tellement de ne pas avoir vu cela (...)
Je me suis emerveille de leur emerveillement,
C'est merveilleux.
C'est vrai que j'me sens pousser des ailes,
Non, que je ne peux rester tel quel a me dire que la vie est belle,
Que je sois la, a me lamenter, a me dire que j'avance pas,


Donc je pose mes mots, je vois aucun probleme a dire fuck au systeme (...)

Quand tout vous appartient,
Mais que plus rien n'est tien, 
Que de tes mains, tu sens la vie,
Et qu'au lever du soleil, tu dors profondement,
Et qu'au lever du regard, tu inspires profondement,

Que sur le chemin qui me separe d'ici et la,
Non, non, ce chemin m'y mene...
De pas en avant, au pas de cote,
De pause, de sieste, de sourires, et d eclats de rire,
Comme des eclats de larmes,
Pas d eclaboussures sur mes chaussures,
Juste les marques d un chemin,
Et si l'on me dit que je suis sale,
Je dis oui, mais je ne me laverai pas...

mercredi 18 janvier 2012

Un instant, je parle (d') un instant ...

Ce soir, 
Je prends ma douche, paf seulement 10 secondes d'eau chaude,
Resultat, je suis mouille, j au froid, et je suis toujours sale,
M'en fout, tampis, je rejoins les autres pour manger,
15 minutes de marche, et il commence a pleuvoir,
J arrive, j'ai toujours froid,
La soupe chauffe, les deux gringos lisent des livres seuls,
Puis Itemar (l'israelien) arrive et nous dit qu'on est en fait tous invite chez la famille des "ouvrier",
Une des filles, 17 ans aujourd'hui, fete son anniversaire,
On arrive, on est les seuls assis a table, les autres dans les fauteuils,
Le repas et le gateau delicieux, 4 enfants qui courent dans tous les sens en criant, dansant, mangeant...
Un de ces enfants est en fait celui de la fille en question, 17 ans et une fille de 2 ans,
Le papa n'est pas plus age, mais ils ne se voient qu une fois par mois apparement,
Retour dans the "greenroom", je mets dub inc et je fais un cafe,
Amy et Thomas, les amerlocks, vont dormir, il est 20h30 environ...
Moi, je prends l'ordi...

lundi 16 janvier 2012

De petits pas... Ne plus attendre

 

Ne plus attendre,
Mais je ne crois pas que la vie soit faite de bonds de géants,
Alors, j'avance, de petits pas en petits pas,
Et je me lance, un peu ahuri, un peu naif, dans des chemins inconnus...



Et meme si c'est étrange, et difficile de comprendre ce que j'écris,
Ce que je pense, ou meme ce que je vis,
Je crois, ou bien j'espere, que cela résonne un peu,
En vous, autour de vous,
Que quelque part, les mots font voyager également,
Parce que finalement, la-haut dans les montagnes,
Et la en-bas dans les vallées, et les forets,
C'est toujours un peu la meme chose,
La différence est toujours en nous,
Dans la facon de sentir, de ressentir cet "autour de Soi",
Dans une facon de parler du monde, et de Soi,
Et mon voyage a moi, qui sera bien plus long que ces quelques mois,
C'est sortir de ce narcissisme qui ne voit le monde qu'a travers "moi",
Sortir de Soi pour enfin accepter l'Autre...
Pas de fausse philosophie, juste mon envie honnete et humble
De vivre pour ce qui me rend heureux,
Pour ce qui, selon ces errances, en vaut vraiment la peine...
Essayer, tout tenter, sinon a quoi bon ?

Revenir sur terre,
Je suis a Bogota, sur le point de la quitter,
Cette étonnante ville, 
Je n'y ai pas vu les bidonvilles, 
Seulement les quartiers tranquilles,
Un peu de chez nous dans cette fausse harmonie,
Dans cette propreté, dans cette prospérité,
Faite de faux reves, et de vrais mensonges,
Sans reels projets pour faire société,
Je sais, toujours cette manie de cracher dans la soupe,
Mais bon, cela n'empeche pas de la manger.


Je m'y suis senti bien,
Avec des gens aimables, toujours prets a me renseigner, a m'aider,
Maintenant, la montagne et le volontariat,
La ferme, les rencontres ...
C'est cela mes petits pas a moi,
Tout en tentative, tout en espoir,
Et si je me trompe (...) et bien, je ne sais pas



Je te l'ai dit, a Toi,
Pas de certitudes, ou de promesses qui vacillent,
Seule une chose reste ancrée en moi,
Tu vis, et je vis (...)

vendredi 13 janvier 2012

C'est un putain de drole de monde que ma cervelle ...

Et le monde autour de moi,
Et le Monde autour de ce monde autour de moi,
Et la Nature de ce Monde de ce monde autour de moi,
Mais ou tout cela mene-t-il ?



A cote de moi, j'entends depuis deja plus d'une heure des rafales de mitraillettes,
Des coups de feu, des bruits de gens qui meurent,
Qu'est-ce que c'est ?
Un combat de rue, un film, une video sur youtube, la radio ?
Non, un enfant, peut-etre un ado qui joue a un jeu-video,
Rappel un peu degouté maintenant de ma jeunesse,
Et de mes heures perdues devant les écrans,
Meme si je n'y échappe toujours pas vraiment...

Ici, peut-etre plus que chez nous,
Les gros titres sont des gens tués, la photo des coprs en premiere page,
Et au milieu, une femme nue, completement, dans une pose franchement grotesque,
La violence et le sexe,
Et je parle de nos sociétés a tous, qui exhibe ses vices comme on compte son argent,
De peur qu'il en manque meme un centime ...

Et pourtant ...
Et pourtant ...

Un peu amoureux de cette Colombie, enfin je ne sais pas,
J'ai l'impression de répéter ce que tout le monde dit, en fait.
Les slogans du genre "Colombia, el riesgo es que te quieras quedar",
Ou la maniere de décrire cette Colombie développée...
Bref, quand on voyage, on ne sait plus vraiment ce qui nous appartient,
A faire la meme photo que les memes personnes ont déja prises aux memes endroits,
Ca serait pas un peu taper sur un clou deja enfoncer,
Ou taper des pieds bien fort sur des chemins deja bien battu ?



Alors voila, j'en suis la moi.
Vous voyez, j'ai meme plus envie de vous raconter mes itinéraires,
Trop banals, non ?
Franchement, ces histoires-la, on les connait !
Du type : "Ho, Medellin, son métro, cest magnifique, propre. Oooh et c'est propre..."
Des trucs que chez nous, on remarquerait meme pas, ou pire encore qu'on ne respecte meme pas.
J'en suis la, a me demander ce qui m'appartient,
Un peu provocateur, un peu pessimiste, un peu optimiste, un peu decu de soi-meme (peut-etre beaucoup...),
Et puis, heureux, mais c'est pas si facile de parler de son bonheur quand on a l'eau de l'amertume a la bouche...
C'est des moments comme ca,
Des moments amers ou tu te dis, franchement : "Hé bin, toi mon gros, t'es vraiment trop con!"
Mais comme beaucoup de chose, ca finit par passer... Enfin, esperons.

A quelques heures de faire le grand pas,
Vers le voyage seul,
Au devant de rencontres, j'ai surtout envie d'apprendre,
Alors j'essaie de poser les pieds sur cette voie-la ...
Et qu'elle me donnera la force de ... tant de choses ...

Je crois que ce n'est pas facile,
Parce qu on est né le cul dans le beurre,
Le nez dans la farine,
Et les yeux dans l'assiette du voisin,
Alors j'espere etre un peu moins con,
Et sentir mes chaines se briser...
... Parce que moi aussi, j'aspire a etre ...


... "continuellement en train de détruire la cage dans laquelle les autres voudraient m'enfermer. 
La liberté est ma destinée." - Ray Davis




Liberté, Bonheur et Solitude. Ya esta !













Sans oublier, la case dédi :


vendredi 6 janvier 2012

Tergiversations nocturnes...

Hier, le 05 janvier 2012, était 'jour férié' en Colombie,
Non pas pour feter je-ne-sais-quel triste saint,
Qui ferait mieux d'être en vie que mort,
Ou pour fêter je-ne-sais-quel événement national,
Non, non, monsieur, c'est tout simplement une organisation paramilitaire,
Qui a tracté dans de nombreuses villes pour exhorter la population
A ne pas sortir de chez elle, fermant commerces et transports,
Au risque d'attentats mineurs ou moins mineurs, c'est selon...
(Entre nous, se choquer des événements de Liège ici,
C'est être surpris par un fait divers ... )
La raison ? Le chef de cette organisation a été tué...
Mais tout devrait rentrer dans l'ordre...

Il n'y a pas lieu d'avoir peur,
Juste de s'en rendre compte,
De s'imprégner de la réalité d'ici,
Et de comprendre, d'essayer, pourquoi les gens ferment effectivement leur commerce,
Et que les rues sont majoritairement désertes...
On n'efface pas le passé du jour au lendemain...
Et puis, je me dis que la vie vaut plus qu'un jour de travail ,,, malgré tout ?
Boh c'est quelque part une vision très ethnocentrique
D'un jeune européen qui voyage a 23 ans, et qui n'a pas encore travaillé ...
Et qui peut vivre avec plus d'1,25 dollars par jour (...)

Pablo Escobar, Simón Bolivar, ca rime après tout,
Mais surtout ca s'entrechoque, un long combat,
Comme un long chemin,
C'est comme Chavez, le Vénézuela, que j'entends fort critiqué...
Ca s'entrechoque, des chocs, les vrais ...

dimanche 1 janvier 2012

Errance ...

Pfiou le temps a passé finalement,
Et a laissé sur nous ces traces, irremédiables parfois,
Nos barbes qui poussent, des affaires salent qui pourrissent dans un coin des sacs,
Des cheveux un peu plus long, pour ceux qui en ont encore suffisament,
Les paysages ont défilé sous nos yeux, et on se demande ce qui était bien réel,
Meme peut-etre parfois ce qu'on foutait vraiment la...
Quelque part, c'est trop facile.
Quelque part, si on n'y vit pas, on n'aura pas compri grand chose a tous ces lieux qu'on traverse.
C'est presque insultant d'etre un touriste,
Ca manque de dignité, de calme, de patience, de temps, d'humanité, ... un touriste.
Et ca manque de rien, alors que ca manque justement ... tout.
J'ai l'impression désagréable de faire mon auto-critique,
Un peu douloureuse, fort agressive, mais quelque part juste,
Je m'en veux d'avoir grandi a l'ere des supermarchés,
Ces longs rayons ou tout, absolument tout, est disponible en différentes quantités,
Mais aussi en différentes qualités ...
Mes chers amis, je ne suis pas noir, ni meme pessimiste,
Si je dis, ici la a présent, que c'est ce que le monde devient !

Le touriste, il entre dans ce grand magasin,
Et selon son oseille cherche qualité et quantité,
Puis il consomme, et oublie qu'il consume,
Et meme s'il sait qu'il consume,
Il consomme plus encore pour oublier qu'il consume ...

J'ai l'impression que je pourrais ecrire pendant des heures,
Les mots coulent comme cela,
Cest parce que finalement, on restera toute notre vie
Sur cette impression que nous ne sommes pas allés au bout ...
Mais je l'accepte aussi,
Parce que la vie n'est pas faite de plénitudes, tout au plus de choses dont on touche du bout des doigts,
Et qui nous laisse souvent des gouts de "peut-etre" ...
C'est d ailleurs ce qui me derange le plus dans mon voyage,
Que tout defile vite au fil des kilometres, et qu on frole des gens, des paysages, des vies, des experiences ...
C est pourquoi ces prochaines semaines, j'aimerais faire 5 a 7 semaines de woofing en 1 a 2 mois,
Me poser, respirer, m'arreter, rencontrer. Poser reposer respirer regarder travailler (...)
En Colombie et en Equateur ...



Apres on verra,
Et n'oublies pas, tu le sais Toi,
"Pas pire ni mieux que quelqu'un d'autre"