jeudi 12 avril 2012
mardi 3 avril 2012
Le machu Picchu ? Fais pas l'inka-pable...
Machu Pichu ? A tes souhaits.
Bon, d'accord, j'aurais pu intituler cet article "Le machu picchu ? Fais comme la STIB, vas-y a pied...",
Mais ca aurait senti la redite... Et bon, je veux pas creer de problemes. Bref.
Haha, je me souviens encore de ma petite gueule, enfin plutot de ma grande gueule, disant "non, non, je ne pense pas aller au Machu Picchu" (petit intermediaire : si vous en avez marre de prononcer Machou Picchou, prononcez le comme moi en Machupichu... vous verrez, ca varie les plaisirs).
Bref, je m'evergognais a defendre l'idee qu'un touriste ou un mochillero au Perou ne passe pas fizdo au Machupichu, je disais "non, je n'irai pas... trop touristique... trop cher...".
Mais un touriste, enfin un voyageur (mon orgueil, snirf, en prend un trop grand coup), au Perú, c'est un peu comme un clou qui viendrait se placer entre un marteau et une planche : "PAF, va au Machu Picchu, PAF, va au machupichu, PAF, va au machupichu. Et comme le clou finit par rentrer dans la planche, le voyageur finit par y aller...
Franchement, pas mal l'excuse metaphorique ?
Quoique, pour nous, je pense que ce sont les personnes rencontrees les deux semaines dernieres qui nous ont encourages a nous y rendre pour de vrai.
Mais sauvons ce qui peut l'etre. On allait tout de meme pas prendre le train. Cher et n'appartenant pas au Perú, pourtant le seul moyen d'arriver au pied du Machupichu (...) Alors, prends tes pieds a bras le corps, et marche.
C'est en fait tres simple, et cela n'a rien d'heroique. En gros, pour y aller, debrouilles-toi pour te rendre jusqu'a Ollantaytambo. Tu peux meme passer par la vallee sacree, Pisaq, Urubamba et autres... En tout cas, prends collectivos, combis ou autre taxis, c'est plus gai. Et tu te sens la où tu es : ici. A Ollantaytambo, trouve un collectivo jusqu'au kilometre 82 et puis, tu marches. Tu marches en suivant les rails. Tu salues poliment tous les touristes dans les trains qui tentent tant mal que bien de t'ecraser, voire de d'abord te rendre sourd, et encrasser tes poumons de leur odeur magnifique. Heureusement, la magnificience des decors et des paysages que tu traverses sont bien plus convaincant pour ton petit coeur que ces gros poids lourds sur rail qui veulent te gacher les idees.
A Aguas Calientes ou Machu Pichu Pueblo, tu prends un cafe. Tu l'as bien merite. Et meme s'il pleut, plante ta tente au Camping.
Le lendemain, tu marches encore. Pour monter au Machupichu, bon. L'idee, c'est quand meme que c'est en haut. Donc ca grimpe sec. Alors accroches-toi. Et ne te demandes pas a chaque marche de l'escalier : "pourquoi ?". Fais-le. Les questions apres-
Arrives en haut, tu te dis comme tout le monde : "Waw, putain, merde, ca en vaut la peine, crevin'nomdidju, m'oufti dis donc, quee c'est pas mal foutu..." Et puis quand tu auras fait comme tout le monde, tu poseras le regard au loin, et la, ton coeur et ton esprit, comme le soleil et l'horizon ne font qu'un au loin sur l'ocean, s'arreteront et s'unieront. Dans un long souffle, un petit apaisement, tu te sentiras vivant. Peut-etre meme comme je l'ai ete, avec Elle, main dans la main, tu seras heureux un instant.
Bref, je m'évade.
La-haut, tu peux meme aller plus haut. Alors, en route, une mini-heure de pause, tes mollets te demandant deja si t'es pas completement cinglé alors tu les mets en veille... Direction le Wayna ? Non, non, non. On va pas faire ce que tout le monde fait (mais non, vous me croyez encore?). Alors on monte de l'autre cote, c'est plus long, c'est plus haut ; le mont Machu Pichu. Monter devient ton présent, d'ailleurs tu remarqueras que monter en espagnol se traduit "subir", bon... pas besoin d'en faire des tonnes.
Arrives pour la deuxieme fois en haut, tu t'assieds. Une vue a 360 degres que tu n'auras peut-etre plus jamais, que je n'avais jamais eu. La brume t'importe peu, tu te sens toi sur le toit. Et assis, debout, penché, cherchant sans trouver, tu seras bien. Si tu sais l'apprécier (...)
Et puis, tu finiras par descendre, descendre dans la masse des touristes qui parcourent le site, aux armees d'appareil photos qui denaturent la nature ? Je ne sais pas. Finalement, tu ne traineras pas tellement sur le site, tu feras le tour, pour voir, parce que cela vaut, maglré toi, la peine. Et tu finiras par sortir. Ne prends pas le bus. Surtout pas pour descendre. En plus, c'est trop cher. Certes, tes mollets et ton fessier (pourtant en béton armé) sont en train de réaliser la plus grosse grève de toute ta courte vie, mais à nouveau, comme nos meilleurs politiciens, tu feras la sourde oreille, sur que tes decisions sont les meilleures.
Donc tu descendras, marche par marche. Vers le bas. Et puis, en bas, tu t'offriras un jus de piña, et tu te diras que vraiment, 40-50euros pour voir ca, c'est vraiment pas cher, et puis tu te dis que si cet argent va au gouverment peruvien, alors pourquoi pas... enfin, tu te diras quelque chose comme ca.
Tu feras un dernier effort en reprenant ta route de forcenat sur les rails, toujours en longeant l'Urubamba Rio, jusqu'a l'hydroelectrica, avant finalement d'accepter de monter dans une voiture. Mais a nouveau, tu restes tres local, et tu sais ou ton argent finira. Si tu as de la chance de rencontrer Felix, offres lui s'il te plait une Cusqueña de ma part, je lui dois bien ca.
Ca y est, le Machupichu est derriere moi, alors qu'il n avait jamais vmt ete devant moi. Je ne sais pas si je conseillerais de le faire, mais comment le faire, je dirais : faites le comme ca ...
Parce que marcher, c'est avancer beaucoup plus vite,
Beaucoup plus vite en soi, vers soi, à soi,
Tu verras, fais-moi confiance,
Tu sauras peut-etre enfin où tu es,
Et meme si tu ne sauras toujours pas où tu vas,
Tu auras chaque pas, comme une nouvelle caresse,
Pour te rappeler comme les limites existent,
Comme la nature te surpasse,
Comme le chemin est long,
Comme tu es loin de chez toi,
Et comme toi, pauvre europeen, tu as de la chance...
Chaque pas est un cadeau,
Une inestimable offrande, pour t'ouvrir les yeux,
Sur les lieux que tu traverses, et les sourires que tu croisent,
Pour etre seul, avec toi,
Pour etre deux, avec Elle,
Pour porter au loin, une envie d'ailleurs chez toi.
Et si l'ailleurs etait en nous,
Cet ailleurs qui nous inspire, nous aspire...
Et si j'aspire a Toi, oui j'aspire a moi...
Avec, ojala que si, un peu plus d'humilité,
A chaque fois, a chaque pas (...)
Bon, d'accord, j'aurais pu intituler cet article "Le machu picchu ? Fais comme la STIB, vas-y a pied...",
Mais ca aurait senti la redite... Et bon, je veux pas creer de problemes. Bref.
Haha, je me souviens encore de ma petite gueule, enfin plutot de ma grande gueule, disant "non, non, je ne pense pas aller au Machu Picchu" (petit intermediaire : si vous en avez marre de prononcer Machou Picchou, prononcez le comme moi en Machupichu... vous verrez, ca varie les plaisirs).
Bref, je m'evergognais a defendre l'idee qu'un touriste ou un mochillero au Perou ne passe pas fizdo au Machupichu, je disais "non, je n'irai pas... trop touristique... trop cher...".
Mais un touriste, enfin un voyageur (mon orgueil, snirf, en prend un trop grand coup), au Perú, c'est un peu comme un clou qui viendrait se placer entre un marteau et une planche : "PAF, va au Machu Picchu, PAF, va au machupichu, PAF, va au machupichu. Et comme le clou finit par rentrer dans la planche, le voyageur finit par y aller...
Franchement, pas mal l'excuse metaphorique ?
Quoique, pour nous, je pense que ce sont les personnes rencontrees les deux semaines dernieres qui nous ont encourages a nous y rendre pour de vrai.
Mais sauvons ce qui peut l'etre. On allait tout de meme pas prendre le train. Cher et n'appartenant pas au Perú, pourtant le seul moyen d'arriver au pied du Machupichu (...) Alors, prends tes pieds a bras le corps, et marche.
C'est en fait tres simple, et cela n'a rien d'heroique. En gros, pour y aller, debrouilles-toi pour te rendre jusqu'a Ollantaytambo. Tu peux meme passer par la vallee sacree, Pisaq, Urubamba et autres... En tout cas, prends collectivos, combis ou autre taxis, c'est plus gai. Et tu te sens la où tu es : ici. A Ollantaytambo, trouve un collectivo jusqu'au kilometre 82 et puis, tu marches. Tu marches en suivant les rails. Tu salues poliment tous les touristes dans les trains qui tentent tant mal que bien de t'ecraser, voire de d'abord te rendre sourd, et encrasser tes poumons de leur odeur magnifique. Heureusement, la magnificience des decors et des paysages que tu traverses sont bien plus convaincant pour ton petit coeur que ces gros poids lourds sur rail qui veulent te gacher les idees.
A Aguas Calientes ou Machu Pichu Pueblo, tu prends un cafe. Tu l'as bien merite. Et meme s'il pleut, plante ta tente au Camping.
Le lendemain, tu marches encore. Pour monter au Machupichu, bon. L'idee, c'est quand meme que c'est en haut. Donc ca grimpe sec. Alors accroches-toi. Et ne te demandes pas a chaque marche de l'escalier : "pourquoi ?". Fais-le. Les questions apres-
Arrives en haut, tu te dis comme tout le monde : "Waw, putain, merde, ca en vaut la peine, crevin'nomdidju, m'oufti dis donc, quee c'est pas mal foutu..." Et puis quand tu auras fait comme tout le monde, tu poseras le regard au loin, et la, ton coeur et ton esprit, comme le soleil et l'horizon ne font qu'un au loin sur l'ocean, s'arreteront et s'unieront. Dans un long souffle, un petit apaisement, tu te sentiras vivant. Peut-etre meme comme je l'ai ete, avec Elle, main dans la main, tu seras heureux un instant.
Bref, je m'évade.
La-haut, tu peux meme aller plus haut. Alors, en route, une mini-heure de pause, tes mollets te demandant deja si t'es pas completement cinglé alors tu les mets en veille... Direction le Wayna ? Non, non, non. On va pas faire ce que tout le monde fait (mais non, vous me croyez encore?). Alors on monte de l'autre cote, c'est plus long, c'est plus haut ; le mont Machu Pichu. Monter devient ton présent, d'ailleurs tu remarqueras que monter en espagnol se traduit "subir", bon... pas besoin d'en faire des tonnes.
Arrives pour la deuxieme fois en haut, tu t'assieds. Une vue a 360 degres que tu n'auras peut-etre plus jamais, que je n'avais jamais eu. La brume t'importe peu, tu te sens toi sur le toit. Et assis, debout, penché, cherchant sans trouver, tu seras bien. Si tu sais l'apprécier (...)
Et puis, tu finiras par descendre, descendre dans la masse des touristes qui parcourent le site, aux armees d'appareil photos qui denaturent la nature ? Je ne sais pas. Finalement, tu ne traineras pas tellement sur le site, tu feras le tour, pour voir, parce que cela vaut, maglré toi, la peine. Et tu finiras par sortir. Ne prends pas le bus. Surtout pas pour descendre. En plus, c'est trop cher. Certes, tes mollets et ton fessier (pourtant en béton armé) sont en train de réaliser la plus grosse grève de toute ta courte vie, mais à nouveau, comme nos meilleurs politiciens, tu feras la sourde oreille, sur que tes decisions sont les meilleures.
Donc tu descendras, marche par marche. Vers le bas. Et puis, en bas, tu t'offriras un jus de piña, et tu te diras que vraiment, 40-50euros pour voir ca, c'est vraiment pas cher, et puis tu te dis que si cet argent va au gouverment peruvien, alors pourquoi pas... enfin, tu te diras quelque chose comme ca.
Tu feras un dernier effort en reprenant ta route de forcenat sur les rails, toujours en longeant l'Urubamba Rio, jusqu'a l'hydroelectrica, avant finalement d'accepter de monter dans une voiture. Mais a nouveau, tu restes tres local, et tu sais ou ton argent finira. Si tu as de la chance de rencontrer Felix, offres lui s'il te plait une Cusqueña de ma part, je lui dois bien ca.
Ca y est, le Machupichu est derriere moi, alors qu'il n avait jamais vmt ete devant moi. Je ne sais pas si je conseillerais de le faire, mais comment le faire, je dirais : faites le comme ca ...
Parce que marcher, c'est avancer beaucoup plus vite,
Beaucoup plus vite en soi, vers soi, à soi,
Tu verras, fais-moi confiance,
Tu sauras peut-etre enfin où tu es,
Et meme si tu ne sauras toujours pas où tu vas,
Tu auras chaque pas, comme une nouvelle caresse,
Pour te rappeler comme les limites existent,
Comme la nature te surpasse,
Comme le chemin est long,
Comme tu es loin de chez toi,
Et comme toi, pauvre europeen, tu as de la chance...
Chaque pas est un cadeau,
Une inestimable offrande, pour t'ouvrir les yeux,
Sur les lieux que tu traverses, et les sourires que tu croisent,
Pour etre seul, avec toi,
Pour etre deux, avec Elle,
Pour porter au loin, une envie d'ailleurs chez toi.
Et si l'ailleurs etait en nous,
Cet ailleurs qui nous inspire, nous aspire...
Et si j'aspire a Toi, oui j'aspire a moi...
Avec, ojala que si, un peu plus d'humilité,
A chaque fois, a chaque pas (...)
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